JMJ 2011 à Madrid

Prochaine JMJ romande à St-Maurice
Une jeune à Madrid témoigne
La PJGE à Madrid


Les prochaines JMJ romandes auront lieu les 21-22 avril 2012 à St-Maurice (VS)

Chaque année, la journée mondiale de la jeunesse (JMJ) est célebrée dans le monde. Elle est l'initiative du Pape et donne lieu, tous les 3 ans à un rassemblement de très grande ampleur, tel qu'il a été vécu l'été dernier à Sydney. C'est l'occasion de se sentir croyant parmi des centaines de miliers d'autres qui vivent leur foi avec ferveur, mais aussi éprouvant le doute.

Les JMJ, c'est aussi une rencontre plus intime avec un groupe qui chemine ensemble au milieu de la foule au sein du quel peuvent se nouer des amitiés qui durent toute une vie.

 


Témoignage d’une jeune à Madrid

Comment décrire tout ce que nous avons vécu durant ces JMJ à Madrid ? Les mots seuls ne suffiraient pas à le faire. Je dois avouer que je ne pensais pas que je vivrai une expérience aussi forte. Je suis tout d’abord partie avec un groupe vivre quelques jours de préparation aux JMJ dans un diocèse espagnol à quelques heures de route de Madrid. Nous avons dormi par deux ou trois dans des familles. C’est une dame qui nous a accueillis mes amis et moi-même. Il nous était difficile de communiquer car elle ne parlait qu’espagnol. Cet obstacle ne nous a cependant pas empêchés de partager des moments forts avec elle. J’ai été très touchée car au moment du départ, elle nous a tous serrés dans ses bras. Ce geste si simple et pourtant si fort nous faisait sentir que nous partagions une foi commune et que c’est elle qui nous rassemblait. Puis, nous nous sommes rendus à Madrid.
Durant ces quelques jours, ce qui m’a interpellée, c’est la joie qui était présente tout au long de ces JMJ. Malgré les conditions climatiques parfois difficiles, notamment avec la chaleur qui y régnait ou encore avec la pluie qui s’est abattue durant la veillée, les jeunes, loin de se plaindre, vivaient tout cela dans la joie.
Il y avait aussi un grand esprit de partage. En ce qui concerne mon groupe, nous partagions la nourriture ainsi que l’eau, et s’il venait à manquer quelque chose, il y avait toujours quelqu’un qui partageait ce qu’il possédait. Il y avait une grande solidarité entre tous les membres du groupe et c’est comme si nous formions une famille car chacun veillait l’un sur l’autre.
Je me suis aussi rendue compte à quel point la foi était présente dans les cœurs des jeunes. Alors que l’on dit que l’Eglise meurt, les JMJ sont un bel exemple du contraire. Voir tous ces jeunes et se dire que l’on partage une foi commune, cela donne beaucoup de courage pour affronter les diverses difficultés que pourrait rencontrer un chrétien dans sa foi.
Ils ont aussi une grande confiance en l’Eglise. Même si les médias la présentent souvent de manière négative, ces jeunes ont montré leur attachement à un Pape qui a une place centrale : il permet à l’Eglise d’être unie.
Mais je crois que ce qui m’a avant tout marquée, c’est que ces JMJ nous touchent humainement à travers les diverses rencontres que nous faisons et c’est ce qui m’a fait comprendre que le Christ n’apparaît pas uniquement au travers des miracles mais qu’il se manifeste surtout au travers de l’autre.

Elisa, 17 ans


La pastorale des jeunes de Genève aux JMJ de Madrid

Cet été, du 10 au 22 août, la pastorale des jeunes accompagnait le pèlerinage des journées mondiales de la jeunesse. A l’invitation du pape Benoît XVI, plus d’un million de jeunes se sont rendus à Madrid pour partager, célébrer et vivifier leur foi. Parmi eux 350 suisses romands auront vécu l’expérience de diverses manières. Pour ma part, j’ai accompagné un groupe formé de jeunes de Fribourg, Genève et Vaud (La Côte). Notre périple a commencé dans le diocèse de Santander, sur la côte nord de l’Espagne, qui accueillait quelques milliers de jeunes. La rencontre fut des plus émouvantes, les paroisses préparaient cet évènement depuis des mois et nous avons été accueillis comme des princes dans des familles. Au programme : un rythme espagnol qui alternait des temps liturgiques et spirituels, de la détente et des soirées de fête.

Après des adieux déchirants, il était déjà temps de nous rendre à Madrid où se sont retrouvés les divers groupes de suisse romande. Une école a été notre habitation pendant une semaine, les filles dormant au chaud (très chaud même) dans la salle de gym, les garçons dans le préau. Les journées se déroulaient ainsi : une catéchèse animée par un évêque le matin, le festival de la jeunesse l’après-midi (des spectacles, des concerts, des témoignages, des animations…) et des célébrations liturgiques avec tous les jeunes le soir. Notre groupe a été béni ; chacune des catéchèse a été d’une mémorable richesse. Mgr Michel Dubost (évêque d’Evry, responsable des JMJ ‘97 à Paris et président de ‘justice et paix’ France) nous invitait le premier jour à nous interroger sur la place du Christ dans notre vie. Au deuxième jour, Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne en Guyane nous a exhorté à lire la Bible avec persévérance et ne pas butter sur les mots ou passage que l’on ne comprenait pas, au contraire saisir le peu que l’on comprend. « Ne soyez pas comme les insectes stupides ! La nuit, alors qu’ils ont tout l’espace ils tournent autour de la lampe jusqu’à se griller les ailes. » Enfin, le dernier jour, pour terminer en beauté, Mgr Eleganti, évêque des jeunes en Suisse nous a partagé son expérience entamant la catéchèse avec sa guitare et faire chanter à l’assemblée constituée de pèlerins de Nouvelle Calédonie, Haïti et Suisse, un « veni sancte spiritus » sur lequel il improvisait. Se basant sur l’expérience de la musique, il nous expliquait la dynamique du missionnaire : « lorsque vous annoncez la Bonne Nouvelle, vous devez vous adapter à l’Esprit Saint. Vous entendez la musique au fond de vous et vous la jouez, mais l’autre ne peut danser que s’il entend cette musique au fond de lui-même! Et c’est le même Esprit qui joue cette musique dans son cœur. »

 

« On a réuni tous les facteurs pour que ça se passe mal, et ça se passe à merveille ! »
Les JMJ se terminaient avec tous les pèlerins réunis sur l’aérodrome de Cuatro Vientos le week-end constitué d’une veillée et d’une messe le dimanche matin. Pour notre groupe, cela a constitué l’épreuve la plus difficile du pèlerinage. Nous sommes partis en début d’après-midi par une chaleur étouffante (40°C), les couloirs de métro ressemblaient à des fours géants. Nous avons marchés avec nos sacs sous le soleil, fort heureusement les habitants rafraîchissaient les pèlerins à coup de seaux d’eau lancés depuis les fenêtres. Puis nous sommes arrivés sur la place dans la zone qui nous était attribuée ; après avoir attendu 2h dans la foule sous le soleil, nous nous sommes résolus : il n’y avait vraiment plus de place. Enfin, installés sur des fourmilières (inévitables) plus en arrière sur le côté la veillée a commencé et au même moment, un orage violent a éclaté. Réfugié à 6 sous un parasol de fortune, je me suis rendu compte que la discussion allait bon train et même que l’intimité créée par la situation ouvrait un espace d’échange nouveau. Et pour terminer la soirée, après la pluie, nous avons eu la grâce de nous retrouver tout le groupe et de vivre notre dernière nuit ensemble.
Enfin, le dernier instant marquant pour le groupe fut lors de la messe finale, l’échange de la paix du Christ. Ce fut un moment où s’est révélée la paix qui a été donnée à ces jeunes, une paix faite de joie et de communion et d’une grande amitié.